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   476 pages

   format  14, 8 x 21 

   prix : 40


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Le voilà ce catalan Juan M. et son héros Ermas Frachivo, dès le premier paragraphe.
Ils se sont rencontrés paraît-il au défunt café-bar L'Un et l'Autre, au croisement de Santerre et de Picpus où le second revenait pour la première fois près du lieu où il était né, du grand hôpital, il semblait au bout d'un rouleau qui avait jeté son amorce en face, x années plus tôt. Juan est le scribe, Ermas est le Je, son objet. Ils apparaissent de temps en temps, apportent du grain à moudre, du blé des entrevues.

On s'étonne du titre? C'est pas des choses à dire? Et la fameuse dignité, le Je suprême des criminels? Je m'étonne qu'il n'ait pas été déjà utilisé, avec toutes les turpitudes décrites depuis la nuit de l'écriture. Il est arrivé par dérivation et s'est fixé : si c'est dur à porter c'est ici. C'est le moi assailli par l'animal dans son recoin de beauté qui me saute à la gorge, le temps qui avale et dégueule son cercle par l'hélice de l'intime.

Onze chapitres, de a- à j- exil et tribulations, de la gare du Nord au coin de l'Arpenteur Général, Kyoto buto Futaba-so, Luzon guérisseurs et chasse au trésor, boue merde nains et noix de coco, Darlinghurst inconscience froidement douchée, Katy Corner, Simon Reptile, guerre des Malouines, restaurant chic et pompes funèbres, Birdsville en chrysler blanche, Wickham folle chamelière, Lady Di, inondailles, pistes désertes, sauvages, dentiste et déportation. En k- il rentre au bercail un certain jour, aspiré, s'installe dans une ruine au milieu d'un bois. La paysannerie cannibale, les années d'efforts, la société d'étrangers, le château de Nuisettes et ses révolutionnaires désemparés, les intrigues amoureuses, la cassure, le découragement. Au moment de clore une périlleuse visite d'adieu sur la tombe d'Elena.

Trois polices différentes: aria droit pour ce qui a été écrit par Je au moment de l'action, carnets, pages volantes, arial italique pour les transitions, dilatations et condensations, éclaircissements ou virages elliptiques de la plume du récepteur Juan, lucida grande pour ce qui sort du réseau, citations en contrepoint et correspondance avec quelques unes des personnes fréquentées au Japon et en Australie, et qu'il a pu retrouver.











































































accueil





Bruno L'EPLATTENIER " Horrible Je" chapitre a-
 Exil broderies
Ermas Frachivo ses lourds antécédents, la photographie, les voyages, comment il quitta le pays  pour le Japon en train avec son maigre bagage et son manteau de fourrure, semblable à l'image du fou du tarot, on brode léger sur dix jours de compartiment, abeilles et papillons de légende, comme dirait Gaudeau.
                                                                                                                                                          

Bruno L'EPLATTENIER "Horrible Je"
 Marmaille humide
Son année à Kyoto. Après la solitude du début comment il rencontra Elena et s'accola à la colonie "caucasienne", le journal qu'il tenait varie sur quelques thèmes : l'immeuble vétuste où il habitait et sa faune de vieilles femmes et d'homos, l'école de langues où il travaillait, le groupe de danse buto avec lequel il s'entraînait, le tir à l'arc, Elena et ses recherches, les sectes, le couple australien, la scène musicale alternative, la fantaisie crue qu'il déployait pour se dégager du formalisme et de l'ennui.
                   
Bruno L'EPLATTENIER "Horrible Je"
   Nos amis les coupeurs de têtes
Il retrouve Elena à Manille et l'accompagne chez une guérisseuse, continue seul vers la province de Montagne où tout semble prendre un caractère de symbole, des temps différents se côtoient, teintés de mythologie tolkienne, il y croise même une tête de parisien connu autrefois dans une cellule-racine, dans le paysage s'ouvrent des bouches d'ombre.


Bruno L'EPLATTENIER "Horrible Je"
  Eating dog hunting gold
Il longe la Chico rebelle en compagnie d'un japonais Hiro, à Tabuk on laque les chiens dans les cours de salons de beauté, à Pinukpuk on attelle les petits à la détection d'un trésor, filles du rein les truies rôdent, les boîtes de maquereau descendent des fleuves de boue. Et la pleine lune, ne l'oublions pas.

Bruno L'EPLATTENIER "Horrible Je"
  A ply of junk
Retour à Manille, encore des œufs couvés, un organe de crocodile, Harrison Plaza entre deux G, encore des nains, un yankee mariné, et l'on s'embarque de nuit en fraude dans une jonquette de contreplaqué, gin et re-gin, navale pilotis chiens savants, il se fait dépouiller, une blessure met fin à l'aventure idiote.

"Sydney 1981"
  Stranded
Comme son nom l'indique. Il prend l'avion pour Sydney. La main bandée les débuts sont difficiles. Au récit se greffe le témoignage de Katy Corner, reine d'un pub de Darlinghurst. Il fait une exposition de ses photos japonaises à la librairie Exiles, dettes et avanie. 

"Surfers's Paradise 1981"
  Laogai
S'en va travailler en haut de la Tour, aux champs pour rembourser Bob, dans les cambuses de la Gold Coast, à Surfers' Paradise.

"Sydney 1981"
  PompesFun
Retourne à Sydney, grille au sein d'une brigade anglaise au début de la guerre des Malouines, puis dans un restaurant chic-cabaret ancien parloir de pompes funèbres tout juste ouvert par le parrain de la cuisine australienne, emménage chez Katy Corner. Darlinghurst et sa faune.

"Alice Springs 1982"
   Dépistage tropique
Avec Tim et Bruce sur les pistes de l'outback australien en Valiant charger, Mount Isa, dèche et premiers abos, Alice Springs, Camelot, la Todd déborde, les princes débarquent, les amis continuent il reste, travaille, économise, loge dans l'hôtel des tribus noires, rencontre Jabbo, résident des territoires du centre.

"pitjantjara lands 1982"
  Puta(puta) do deserto, papa mama katja et ninti pulka
Achète une moto de trial et muni des autorisations descend par des chemins déserts jusqu'à la communauté de Pipalyatjara à la frontière de trois états, 8 mois de vie de camp au ras du sable rouge. Chasse et jardin. En mai 84 quitte la réserve, vend la moto, à Perth se fait prendre, déporter.

"Encyclopédie des Nuisances"
  Cayenne et la morsure
En k- tout reste codé. Nous vous offrons ce consolant portrait anticipé du savant Martin. Vous pourrez le reconnaître si vous le rencontrez.